Guillaume Chaine 2ème au grand Slam de Tuymen

Guillaume Chaine profite de sa sélection au Grand Chelem de Tyumen pour remporter la seule médaille française d’un week-end plutôt décevant pour les bleus.

Les numéros deux et trois français avaient l’occasion de s’exprimer lors du Grand Chelem de Tyumen. Face à une opposition internationale privée d’une partie de ses grands leaders, mais avec la présence de quatre Russes par catégories et d’une belle équipe japonaise, les réservistes français ont montré leurs limites… ou celles d’un fonctionnement dans lequel ils ont rarement l’occasion de s’exprimer sur les plus gros tournois.

Ainsi Sofiane Milous battu par le Japonais Kido (n°24), Kilian Le Blouch battu par le Russe Shamilov (n°28), Dimitri Gomes-Tavares par le Russe Sirazhudin Magomedov (n°13), Ludovic Gobert par le Brésilien Bettoni (n°39) et Jean-Sébastien-Bonvoisin par le Russe Bostanov (n°50), se sont fait sortir dès les premiers tours.

La seule satisfaction du week-end est à mettre au crédit de Guillaume Chaine (-73kg), finaliste malheureux mais plutôt convaincant. Un premier tour remporté aux pénalités face au Russe Tyshchenko allait laisser place à une belle série de ippon : o-uchi-gari sur le Portugais Alves (n°32), sumi-gaeshi enchaîné en osae-komi sur le Suédois Macias (n°76) et uchi-mata-makikomi sur l’Allemand Wandtke (n°31). En finale il se montrait trop timoré durant la première partie du combat, concédant un yuko sur le tomoe-nage du Russe Kurzhev (n°54) et deux pénalités. Il lâchait alors les chevaux et le Russe était pénalisé trois fois. De quoi laisser des regrets à Guillaume Chaine qui avait les moyens de remporter le premier Grand Chelem de sa carrière.

Champion de France 1e division en titre, vainqueur des Open Continentaux de Minsk et de Tunis en 2015, 7e au Grand Prix de Dusseldorf 2015 avec des victoires sur Rothberg, Shavadatuashvili (n°18) et Van Tichelt (n°9), Guillaume Chaine continue sa belle saison et il vient se placer en outsider dans une catégorie ou la concurrence nationale est rude, mais où il démontre semaine après semaine qu’il a lui aussi une carte à jouer.

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