CHPT DU MONDE JUNIORS (Bahamas) 21 10 2018

Coraline MARCUS-TABELLION termine à une très belle 5ème place dans la catégorie des -52 kg.

Laura FUSEAU remporte la médaille de bronze après une magnifique journée, en battant la championne d’Europe en titre pour la place de 3ème.

Lu dans « L’esprit du judo » :
« Sur le papier la tâche  s’annonçait difficile face à la championne d’Europe en titre. Mais très vite, on senti une Laura Fuseau (FLAM 91) concentrée, appliquée, bien dans son combat, suivant scrupuleusement les consignes de sa coach Amina Abdellatif. Et si c’était Mercedesz Szigetvari qui posait les premières banderilles, c’est bien la Française qui marquait la première sur son uchi-mata ken-ken à gauche. La Hongroise jouait le bluff en lançant un yoko-guruma alors qu’elle touchait au sol mais les arbitres ne se laissaient pas prendre. Gérant bien les trois minutes qui restait, Laura Fuseau pouvait se prendre le visage dans les mains au moment du gong final. La voilà médaillée de bronze mondiale junior, elle qui n’est que première année. Seulement battue par la Brésilienne Beatrice Souza, finalement 2e, Fuseau récolte la troisième médaille pour l’équipe dirigée par Gilles Bonhomme et Amina Abdellatif, après l’argent de Cysique et le bronze, hier, de Lebreton. Une combattante au système d’attaque bien cadré et qui se base sur un uchi-mata à gauche de belle facture.
Comme sa copine des -70kg, la joie était contenue sur le podium. Et une performance qui donnera, c’est sûr, l’envie à l’ancienne pensionnaire du Pôle espoir de Toulouse d’aller chercher, pourquoi pas, encore mieux l’année prochaine au Maroc. »

Lu dans « L’esprit du judo » :

« Une semaine après, je ne réalise toujours pas. Alors lorsque le combat pour le bronze venait de se terminer, samedi dernier, vous imaginez ! Je me disais : « c’est pas possible ! ». Je n’y croyais pas. D’autant que je prenais la Hongroise, championne d’Europe en titre un mois avant et qui en plus est gauchère, ce que je n’aime guère. Je marque très vite waza-ari. Immédiatement je regarde le chrono et je me dis « oh la la encore trois minutes à tenir ». Je me suis mis à stresser et à paniquer un peu sur le kumikata. Mais c’est passé (sourire). Au début de la journée je n’étais pas stressé, contrairement aux championnats d’Europe. Une première pour moi ! Je m’en suis d’ailleurs ouvert à ma partenaire d’échauffement, Candice Lebreton en lui disant « c’est vraiment bizarre ». Encore aujourd’hui, je ne saurais pas l’expliquer. J’étais venue sur ses championnats du monde plutôt confiante avec l’envie de prendre de l’expérience. Avant mon premier combat, il y avait un peu d’inquiétude car c’est une fille contre qui j’avais déjà perdu. En 1/4 de finale, contre la Brésilienne Souza, j’ai encore quelques regrets car je n’ai pas du tout été agressive. J’étais un peu déçue de moi en sortant du tapis même si c’est une fille très forte, avec une force incroyable dans les mains.  Comme les autres filles, je n’ai pas pu tellement me reposer car nous avons les championnats de France 1re division dans une semaine à Rouen. Mes principaux axes de travail ? Le mental, car je n’ai pas du tout confiance en moi. J’ai trop souvent tendance à me dévaloriser. Sur ce point cette médaille va m’aider, incontestablement. Et au niveau technique je vais continuer à travailler sur l’arrière pour étoffer mon système d’attaque ».

Attachment