Boukli et Gahié au pied du podium à Paris 02 2020

Deux places de 5e pour FLAM 91 lors de cette édition 2020 du Grand Slam de Paris qui se déroulait à l’AccorHotels Arena les 08 et 09 février 2020. Seules Shirine Boukli et Marie-Ève Gahié atteignent le bloc final mais elles échouent toutes les deux pour la médaille de bronze.

« Pour les athlètes du club, ce tournoi est frustrant parce qu’il n’y a pas de médaille, explique Florent Urani, mais en même temps très rassurant. J’ai vu de très belles choses, de l’engagement et un comportement exemplaire. On va continuer à travailler dans ce sens pour les échéances qui arrivent. Ça va forcément payer. »

Lu sur « L’Esprit du judo » :

-48 kg : Shirine BOUKLI 5e
Boukli s’offre Galbadrakh. Elle est décidément sur une excellente dynamique. En argent au Grand Prix de Tel-Aviv, Shirine Boukli (FLAM 91) passe avec beaucoup d’autorité le test Galbadrakh, la médaillée olympique de Rio et double médaillée mondiale. Un premier waza-ari sur o-uchi-gaeshi puis un second sur tsuri-komi goshi. Du joli travail.
En quart de finale, face à l’Espagnole Martinez-Abelenda, Shirine Boukli se montre appliquée et trouve la solution sur une feinte avant-arrière, suivant immédiatement en sumi-gaeshi pour ippon. En demi-finale, la vice championne du monde juniors 2019 retrouvera Daria Bilodid.
Quel combat a livré Shirine Boukli contre Daria Bilodid ! Le combat de la journée, incontestablement. Certes, après un golden score de quatre minutes, la combattante du FLAM 91 se fait projeter sur un tani-otoshi par la double championne du monde mais on a rarement vu Bilodid aussi secouée depuis plusieurs mois.
Pour le bronze, Shirine Boukli subit, dès la première séquence, le terrible travail en juji-gatame de la Mongole Munkhbat, qui ne lâchera pas le morceau jusqu’à l’abandon de la Tricolore.

-60 kg : Walide KHYAR
Walide Khyar (FLAM 91) commençait parfaitement sa compétition, dominant physiquement le Bulgare Yanakov avant de marquer sur makikomi puis sur yoko-guruma.
Nagayama éteint Khyar. On le sentait plein d’envie et sur l’attaque, comme toujours. Des atouts qui n’auront pourtant pas suffi à Walide qui subissait le sode-tsuri-komi goshi et le ko-soto-gari de Nagayama, médaillé de bronze à Tokyo en 2019 et 2e au Grand Chelem d’Osaka.

 

 

 

 

 


-66 kg : Kilian LE BLOUCH

Kilian Le Blouch bat le Canadien Valois.
Kilian Le Blouch s’incline, dans un combat très serré et étouffant, face au Mongol Yondonperenlei. Deux shidos chacun alors que le Français cherchait à faire tomber sur son o-uchi-gari et le Mongol à contrer ses tentatives. Et après 5’50 de golden score, c’est ce que Yondonperenlei arrive à faire sur une action pas vraiment claire et malgré les chauds encouragements de l’AccorHotels Arena.

-66 kg : Reda SEDDOUKI
Face au Moldave Vieru, vainqueur de l’édition 2019, Reda Seddouki, champion de France en titre, débutait bien en se montrant le plus dangereux. Mais plus le combat passait et plus le Moldave revenait dans la partie, prenant de plus en plus les initiatives. Du coup les pénalités montaient du côté français jusqu’au hansokumake.

 

 

 

 

 

 

-70 kg : Marie-Ève GAHIÉ 5e
C’est sur un tani-otoshi supersonique que la championne du monde en titre scelle sa victoire sur la dangereuse Italienne Bellandi. Un waza-ari que la Française suit en immobilisation finalement pas validée car les judokates se retrouvaient dans les panneaux publicitaires.
Toujours très impactante, Marie-Eve Gahié n’aura pourtant pas trouvé la solution pour battre Saki Niizoe. Plus puissante que la Nippone, Gahié mettait la pression mais à mesure que le combat avançait Niizoe arrivait à dégager son épaule gauche et plaçait deux uchi-mata à gauche à la Française.
Pour le bronze, Marie-Eve Gahié recontrait la Suédoise Bernohlm. Un combat que la championne du monde tricolore débutait bien. Mais sur une action où elle se retrouvait à quatre pattes, la Suédoise gardait le bras gauche de Gahié pour la mettre sur le dos et lui administrer un juji-gatame imparable. Cinquième place donc la Française, comme l’année dernière.


-81 kg : Ibrahim KEITA
Ibrahim Keita livre une grosse baston face à Vladimir Akhalkatsi, champion du monde juniors 2019… Un combat au corps-à-corps lors duquel Akhalkatsi ouvre les hostilités avec un premier waza-ari sur un contre. Mais Keita ne lâche rien et revient à égalité sur un contre. Mais c’est finalement le Géorgien qui passe en arrachant le Français pour le mettre sur la barre d’épaules.

-100 kg : Clément DELVERT
Clément Delvert ne laissait aucune chance à l’Américain Smith III sur un ura-nage immédiatement suivi en yoko-shiho-gatame. Du travail bien fait.
Belle surprise avec la victoire de Clément Delvert face à Kentaro Iida (vainqueur du Grand Chelem d’Allemagne et du Brésil en 2019), d’une nonchalance coupable qui le prive de toute chance, c’est désormais sûr, d’être le Japonais à Tokyo dans quelques mois. Le Français place son ura-nage pour un waza-ari puis résiste bien à l’accélération nipponne. Delvert qui semble vraiment dans un bon jour.
Clément Delvert pourra avoir beaucoup de regrets. Clairement dans une bonne « vibe », le combattant du FLAM 91 qui menait d’un waza-ari sur le letton Borodavko se fait piquer au sol pour le compte.

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